
Ballade sur l'océan
Un soleil couchant sur une mer nonchalante résonne ses derniers rayons,
Reflet ondulant sur le miroir aux rêves qui s'évadent sur l'horizon.
Je te prends la taille, tu frémis à mon toucher qui te rappelle à ce passé,
Nos dernières heures, dans notre couchette, entrelacés sur le drap tout froissé.
Nos regards se perdent sur le lointain qui s'évanouit dans la nuit naissante,
Qui nous laisse seuls avec notre amour, sage et reconnaissante.
Tes yeux brillent sous la lune qui s'étire sur un ciel d'étoiles, sage trêve ...
Et ta main se caresse dans la mienne, m'invitant à tes rêves.
Une légère houle berce nos espoirs qui dansent dans nos cœurs aimés,
Sans se soucier du lendemain, sans se soucier de notre passé.
Une brise légère remue tes cheveux, illumine ton visage au sourire bienheureux,
Tendresse infinie, doux câlin, folles caresses, baisers radieux.
Une lune complice glisse sur la voûte céleste distribuant sa sainte lumière,
S'accompagnant du chant triste des baleines au creux de la mer.
Tu poses alors ta tête sur mon épaule, je serre ta taille délicieuse et tendue
Caressant ton ventre déjà rebondi d'une naissance bien reconnue.
Au loin, les dauphins s'ébattent et s'aiment avant leur longue route de nuit,
Alors que le vaste silence du soir nous enveloppe et nous unit.
Je ne cesse de t'aimer davantage, nos lèvres se cherchent sans un bruit,
Tandis que dans nos cœurs chante l'amour de toute une vie.
Guy Ruellot
Sans toi
Sans toi je n'espère plus rien, je ne crois plus en rien.
Sans toi la pluie ressemble au déluge.
Sans toi je n'ai plus envie de rire.
Sans toi mon coeur n'a plus de refuge.
Avec toi mon coeur bondissait toujours de mille joies.
Avec toi mes yeux s'inondaient d'étoiles.
Avec toi chaque rire devenait comme de velours.
Avec toi ma vie criait ce bonheur aussi pur.
Sans toi le soleil pâlit et s'efface de mon horizon d'espoir.
Sans toi je ne suis rien et je perds mes raisons.
Sans toi la vie est fade, dérisoire !
Sans toi j'ai peur de l'avenir, j'ai peur des saisons.
Avec toi les jardins de mon coeur fleurissaient la passion.
Avec toi l'amour devenait un doux parfum.
Avec toi je vivais comme un sage toutes mes illusions.
Avec toi chaque soir devenait lendemain.
Sans toi mes promenades ne ressemblent plus au festin.
Sans toi mes regards sont vides et froids.
Sans toi mon avenir ne ressemblera plus à mon destin.
Sans toi mes lèvres seront vides, sans foi.
Avec toi j'avais de douces envies, mes mille une nuit.
Avec toi je ressentais l'amour, toujours !
Avec toi mon corps ne se fatiguait jamais de tes folies.
Avec toi je m'endormais dans ton amour.
Guy Ruellot
Douce et tendre nuit
La fièvre court sur ma peau comme un retard qui ne se rattrape pas.
Mes mains tremblent et s'éternisent sur mes doutes et mes hésitations.
Mon corps nu transpire sur ton corps comme s'il se sentait coupable.
Mes yeux te voyent si belle qu'ils ne comprennent plus leur place...
Leur place dans cette nuit qui s'écoule lentement au rythme des sens.
Mon coeur tremble de toutes ses peurs, ce pourquoi il ne comprend,
Ce pourquoi il cherche à savoir pourquoi le tien est là, près de lui.
Ton doux visage près du mien semble m'interroger, aussi me pardonner,
Pardonner mes fautes, celle d'être là, moi qui ne te mérite pas.
Tes lèvres s'ouvrent lentement, m'invitent, la main posée sur ma nuque.
Ta bouche haletante est généreuse, tes yeux brillent et ton sourire grandit.
Mon visage se laisse emporter par ta générosité, tu me pardonnes encore.
Mon corps alors se pose sur le tien, ma poitrine écrase tes seins généreux.
La nuit tombe sur nos cris, nos gémissements, notre amour toujours pur.
Ma fièvre se pose sur ta peau frémissante, je sens monter en moi le désir.
Le temps s'achève dans un dernier soupir, ultime espoir, soulagement.
Mon corps se repose sur ton corps ruisselant et mes yeux se ferment en toi.
Ta main caresse ma main, mes doigts s'entrecroisent sur un ultime bonheur,
Ce bonheur d'avoir encore aimé, vaincu les années passées sans nul remord.
Ton souffle court, se pose sur ma poitrine, et tes lèvres déchirent le silence.
Tes yeux se ferment sur le jour qui se lève, sur la nuit qui s'endort à son tour.
Mes rêves s'unissent en une cascade d'images, me rappelant à toi.
Nos corps ne font plus qu'un sous la lumière qui filtre sa bienveillance.
Le silence développe sa puissance éphémère comme un immense fardeau.
La fièvre court sur ma peau comme un retard qui ne se rattrape pas.
Guy Ruellot
Tu me dis
Tu me dis je n'aime que toi mon coeur.
Je te crois, mais j'ai si peur.
Tu me dis je ne change jamais,
Même si un jour je mourrais !
Tu me dis il n'y a que toi dans ma vie.
Je te crois, tu me l'écris.
Tu me dis je t'aime à la folie.
J'en suis certain, si tu le dis.
Tu me dis je te rejoins.
Je t'attends, mais c'est si loin.
Tu me dis à très bientôt.
Je patiente, le coeur au chaud.
Tu me dis je ne suis plus rien sans toi.
Je verse une larme de joie.
Tu me dis, tu es ma moitié.
Je me gonfle de toute ma fierté.
Je ferme les yeux sur notre bel avenir,
J'ouvre mon coeur sur nos futurs souvenirs,
Je t'aime à en mourir.
Guy Ruellot
Au coin du feu
Une soirée au coin du feu, seuls, que tous les deux.
Nos corps reposants sur le grand tapis de laine,
La douceur entourant le crépitement merveilleux.
Chant des flammes comme un poème de Verlaine.
Ta tête blonde posée sur mon ventre, tu me regardes,
Tes yeux scintillent comme les premières étoiles,
Ta main caresse ma peau mais tu n'y prends garde,
Tes baisers frémissants posent comme sur une toile.
La nuit enveloppe nos corps nus où seul brille le feu.
L'hiver tapisse le tout de son grand manteau blanc.
La tempête, en dehors, enrage de nous voir si heureux.
Notre nid d'amour nous abrite de la colère du vent.
Tu fermes tes jolis yeux sur le rêve présent, tu souris
Et je caresse ta bouche encore chaude de mes baisers.
Tes cheveux s'entremêlent dans mes doigts soumis
A ta beauté, la douceur de ta peau, frémissement léger.
Un volet claque ! Tu te serres contre moi. Je suis là !
Une bûche s'effondre dans l'âtre, le feu se repose.
Ta peau frissonne, je la caresse, l'amour ne fuit pas.
Le vent frappe à la porte, il chante comme une prose.
L'amour se fond en nous et nos corps le chantent.
Ton cœur bat la chamade et s'ouvre aux désirs,
Ceux que tu m'offres à la seconde sur ton joli ventre,
Pour y venir mourir et toujours répondre à tes plaisirs.
Le vent se calme. L'hiver nous observe et se repose.
La neige a cessé de tomber et apaise la sainte nuit.
Tes bras m'enlacent dans un soupir, ta bouche se pose,
Ton corps se mêle encore au mien sans aucun ennui.
Plus rien autour de nous ne bouge, figé par l'instant.
Nos lèvres se cherchent et s'unissent comme l'aveu.
Seul l'amour commande nos corps et dirige le temps.
Même nos esprits échappent à toute réalité du sérieux.
Nos corps s'unissent en un seul et ne font plus qu'un,
Mêlés aux fièvres qui les harcèlent dans tous tes cris,
Poussant encore l'espoir d'aller beaucoup plus loin,
Laissant nos corps transpirants témoins de cette envie.
Les heures passent et le temps s'arrête avec nous.
L'amour n'a pas dit son dernier mot et le jour se lève.
Nous nous désirons toujours, nos corps sont aussi fous.
L'approche de l'aube nous laisse indifférents aux rêves.
L'heure n'a d'importance que pour ceux qui s'ennuient,
Pour les amoureux le temps ne passe pas, il se vit fort !
La seconde est d'importance comme l'est toujours la vie,
Même s'il ne faut pas oublier qu'il faut s'aimer d'abord.
Guy Ruellot
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